36 vues de la Tour Eiffel moins quelques unes

36 views of the Eiffel Tower

Les 36 vues de la Tour Eiffel sont une série de gravures sur bois. Le célèbre graveur Henri Rivière les a esquissées et imprimées au XIXe siècle. Ces images montrent différents quartiers de la capitale française d’où l’on peut apercevoir la célèbre dame de fer.

Photo ci-dessus : du pont Mirabeau et de ses belles rampes en acier de 1910.

La tour Eiffel
Une vue classique de la tour depuis l’île aux cygnes avec ses feuilles d’automne et son ciel bleu. Une belle carte postale (c’était le thème de la sortie, difficile d’y échapper !)

36 vues de la Tour Eiffel

Henri Rivière, amateur d’estampes japonaises, s’est inspiré du plus célèbre des peintres nippons, Hokusai. Hokusai a peint et gravé les 36 Vues du Mont Fuji entre 1831 et 1833.

Un siècle après Rivière, le dessinateur de bande dessinée André Juillard a publié un merveilleux livre contemporain dans les traces de son maître spirituel.

Gravure numéro 10 des 36 vues de la Tour Eiffel depuis l’île aux cygnes, c’est-à-dire l’île aux cygnes.

Le mardi 11 octobre, j’ai emmené une bande d’amis se promener dans le quartier, qui est à peine à un jet de pierre de nos bureaux, au sud-ouest de Paris.

Le but de cette petite sortie photo était de photographier la Tour Eiffel, soit comme sujet principal de la photo, soit comme élément de fond de cette photo, comme l’avait fait Rivière il y a 140 ans.

A propos d’Henri Rivière et des 36 vues de la Tour Eiffel

Le merveilleux opus d’André Juillard (2022 nouvelle édition)

Henri Rivière (1864-1951) commence sa carrière d’artiste par le dessin, puis par la gravure et plus particulièrement l’eau-forte à partir de 1882. La même année, il devient secrétaire de rédaction de la revue Chat Noir. Il est également le directeur et le décorateur du théâtre d’ombres du Chat Noir et en est le directeur artistique jusqu’à la fermeture du cabaret en 1897. Il séjournait régulièrement en Bretagne, qui devint l’une de ses inspirations, tout comme les estampes japonaises qu’il collectionnait.

À l’époque, les peintres s’inspirent de l’esthétique japonaise. Dans les Trente-six vues de la Tour Eiffel, Henri Rivière a repris le principe initié par le peintre japonais Hokusai dans ses trente-six vues du Mont Fuji, à savoir une série comprenant le même motif.

Les trente-six vues de la Tour Eiffel montrent la Tour sous différents angles, vue de différents endroits, du début à la fin de sa construction.

[Source : Paris Libris Blog]

La tour Eiffel
Cette fois, j’ai choisi de prendre une photo floue de la Tour, en utilisant la clôture grillagée comme cadre, quelque peu irrégulier

Javel et la gare ferroviaire des années 1900

Vous trouvez peut-être un peu étrange que l’on puisse appeler une gare « Javel ». C’est simplement parce que c’est arrivé dans l’autre sens. C’est l’eau de Javel que les Français ont nommée d’après ce lieu. À l’origine, Javel est l’endroit où l’on produisait de l’eau de Javel.

J’adore cette gare.

Juillard a également utilisé ce bel édicule dans son livre d’aquarelles des 36 vues de la tour Eiffel.

La tour Eiffel
Le guichet de la gare de Javel, un bâtiment du début du siècle

Bien avant qu’il ne devienne un quartier du 15e arrondissement, il existait un village près de la Seine, le village de Javel. Grâce à son moulin à vent et à sa guinguette, le lieu devient rapidement attractif au XVIIe siècle en attirant pêcheurs et baigneurs. En 1784, le village accueille une usine chimique, située près du Moulin de Javelle. Il s’agit d’une entreprise pour le moins prestigieuse, puisque les propriétaires ne sont autres que des nobles, proches du frère de Louis XVI, le comte d’Artois. La fabrique était destinée aux lavandières, plus communément appelées blanchisseuses. A cette époque, elles étaient nombreuses sur les bords de la Seine.

Source : Zig Zag Paris

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